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lundi 30 janvier 2006 A 23:04

Les Artic Monkeys [1] sont des artistes de la vieille école : pas besoin de Star Academy, pas besoin de matraquage publicitaire radiophonique ou des services d’une grosse maison d’édition, encore moins de passer sur MTV. Il y un an, tous les quatres ne juraient que par des concerts, des représentations sur scène à Sheffield dans des clubs et boîtes de nuit. Ils vendaient leur travail sur des CD gravés par leurs soins, diffusaient leurs chansons sur internet gratuitement.
Des larmes, de la sueur, du travail, un contact régulier avec leur public. Voilà le cocktail de la réussite de ce groupe qui se fait donc remarquer par un label - Domino - à travers l’album "Whatever people say I am, that’s what I’m not" sorti la semaine dernière. Succès immédiat, les ventes du disque explosent même le record vieux de cinq ans d’un groupe télé-réalité anglais. Plus de 360 000 albums vendus, ils deviennent un véritable phénomène de société, un retour aux sources d’un pop-rock authentique.
Le meilleur exemple que des artistes peuvent échapper au circuit traditionnel de l’industrie musicale, des groupes pré-fabriqués et éphémères. Pas besoin de briller sous les caméras d’un château endémolien, ni de dépendre d’un régime sur les droits d’auteurs qui réglemente la vie d’un artiste [2]
(source AFP)
[1] leur site officiel. Le groupe est né en 2002, et est composé de quatre membres : Alex Turner : guitare, chant Jamie ’Cookie’ Cook : guitare Andy Nicholson : guitare basse Matt Helders : batterie
[2] Actuellement, avec l’actualité riche du projet de loi DADVSI, on légifère pour favoriser les plateformes de téléchargements commerciales, sans se soucier de savoir si une solution alternative de licence globale pourrait rémunérer les artistes, y compris grâce au P2P. De plus la SACEM dans sa grande bonté, vient de permettre aux artistes de mettre à disposition leurs morceaux, gratuitement, mais uniquement en streaming. Sur son site, elle les oblige à passer par son mode opératoire. Oui vous lisez bien, un artiste n’a pas le droit d’offrir sa musique par mp3 ! Heureusement il lui reste la possibilité de se rabattre sur des CD pressés par ses soins...