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lundi 23 janvier 2006 A 00:37

Le PDF :
Dans une allocution au MIDEMnet, et également par Podcast (restons moderne, c’est vendeur), le président d’EMI a fait part à la France de ses vives inquiétudes concernant la licence globale.
Eric Nicoli a été nommé à la tête de son groupe EMI, une des quatre grandes majors de l’industrie musicale, il y a près de six ans.
Il a vu depuis le marché disque chuter de 20%. Il a l’honnêteté intellectuelle d’affirmer que le piratage en est une des causes mais pas la seule : les progrès technologiques (DVD, téléphones portables etc...) ont grévé le pouvoir d’achat des clients, et que l’industrie doit se battre avec d’autres secteurs, d’autres modes de consommation ou des loisirs pour imposer l’achat de musique.
Il reconnaît que le marché de la musique en ligne a un potentiel énorme et que la branche du numérique explosera grâce à internet et au marché des téléphones portables.
Face au piratage, l’alternative d’offres légales reste pour lui l’unique solution pour satisfaire les consommateurs. Le phénomène iTunes et iPod étant les symboles les plus représentatifs du nouveau marché.
Soulagé de voir les menaces KaZaA ou Groster disparues, il est par contre alarmé de voir le virage que la France, historiquement respectueuse du principe des droits d’auteur, a récemment emprunté. Eric Nicoli craint que la licence globale hypothèque l’avenir des ses artistes, auteurs, producteurs films, etc... et donc de détruire à terme tout un secteur économique.
Il presse la France et à son gouvernement de mettre fin à la licence globale pour le bien du marché, le patrimoine culturel français.
Soyez rassuré M. Nicoli, le ministre de la Culture vous entendra, ainsi que tout le gouvernement. Nous vous remercions de nous dire quoi faire : pas d’exception française, ce n’est pas bon pour les affaires. Ni pour vos actionnaires...