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vendredi 12 mai 2006 A 16:20
En janvier 2006, le ’’Journal du Management’’ publiait un article sur la croissance économique qui portait seulement sur neuf pays ..
... Compétitivité : la France a reculé en 2005 ...
(Source : Handelsblatt-Business Monitor, 2006)
L’enquête menée par Handelsblatt-Business Monitor auprès de 1.212 patrons d’entreprises issues de neuf pays, souligne la mauvaise image de l’économie française au niveau international. En cédant deux dixièmes de point entre 2004 et 2005, l’Hexagone retrouve son niveau de 2003 et occupe l’avant-dernière position du classement, devant l’Italie.
Le Premier ministre, Dominique de Villepin, a réuni une vingtaine de chefs d’entreprises, français et étrangers, avec Christine Lagarde, ministre déléguée au Commerce extérieur, pour débattre des initiatives les plus à même de renforcer l’attractivité de notre pays. Le Premier ministre se félicite des résultats encourageants obtenus par la France en matière d’investissements étrangers, qui confirment la place de notre pays comme destination européenne privilégiée des investisseurs internationaux. Dans un contexte très concurrentiel, ces investissements ont permis de créer plus de 33.000 emplois. Ils témoignent de l’ouverture de notre économie et de l’impact positif des politiques d’innovation et de compétitivité. Le Premier ministre réunira le 22 mai prochain un séminaire gouvernemental sur l’attractivité, où il présentera un ensemble de nouvelles mesures concrètes, pour attirer en France les investissements et les talents.
Pour en arriver à ces contre-vérités, le premier ministre ne doit pas avoir eu le temps de prendre connaissance des études et publications à répercutions mondiales...
L’IMD (International Institute for Management Development) mondialement connu pour le sérieux de ses analyses, publie chaque année depuis 1988 un classement de compétitivité pour 61 pays et régions du monde dans lequel les Etats-Unis ont toujours figuré en première place.
L’institut de recherche suisse calcule et compare annuellement la compétitivité et le climat d’investissement entre les pays étudiés. Il se base pour cela sur plus de 300 critères regroupés en quatre grandes catégories :
performances économiques (taux de change, PNB par habitant, coût du capital, investissements, évolution des prix...),
efficacité du gouvernement (finances publiques, politique fiscale, cohésion sociale...),
efficacité des entreprises (productivité, marché de l’emploi, pratiques de gestion...)
et infrastructures (de base, technologiques, sanitaires, environnementales ou encore d’éducation).
De telles études ne sont pas sans importance : elles sont en effet un outil de travail pour des multinationales en quête de sites d’installation.