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mercredi 22 février 2006 A 22:11
La BAF (Belgian Anti-piracy Federation) et la MPA (Motion Picture Association) considèrent que l’usage du serveur Razorback est illégal, alors qu’il ne fait que mettre en relation des milliers d’internautes entre eux. A la lecture du communiqué ils estiment avoir obligé 500 000 usagers à cesser l’utilisation du réseau. Ce qui démontre une fois encore qu’ils ne maîtrisent toujours pas le dossier.
Saisie des plus importants serveurs peer-to-peer du monde
22 février - Hier à Zaventem, la police fédérale de Bruxelles a effectué une saisie sur les plus importants serveurs peer-to-peer. Les serveurs "Razorback", ainsi nommés, sont responsables d’un tiers de l’ensemble des téléchargements sur le réseau "eDonkey", utilisé principalement pour l’échange de fichiers illégaux.
La police fédérale de Bruxelles est parvenue, hier soir, à mettre la main sur les plus importants serveurs peer-to-peer du monde. Le gestionnaire de ces serveurs « Razorback » a été emmené pour subir un interrogatoire. Le propriétaire suisse a également été arrêté.
Fin 2004 MPA (Motion Picture Association) et la BAF, Belgian Anti-piracy Federation, ont apporté leur contributions et rassemblé des preuves afin de préparer et renforcer le dossier. Etant donné que le propriétaire des serveurs est domicilié en Suisse, MPA a dû porter plainte la-bas. La police suisse avait lancé une enquête l’année dernière à l’encontre du propriétaire de ces serveurs. Compte tenu du fait que les serveurs étaient établis à Zaventem, les autorités belges étaient également impliquées. C’est la raison pour laquelle le parquet de Bruxelles a mandaté la FCCU (Federal Computer Crime Unit) de la police fédérale pour mettre la main sur les serveurs en question.
Les deux célèbres serveurs Razorback comptaient chacun jusqu’à plus d’un million d’utilisateurs en simultané et donnaient accès à plus de 140 millions de fichiers illégaux parmi lesquels des films, des séries télévisées, de la musique, des jeux et des logiciels.
Razorback fonctionne comme une sorte d’annuaire téléphonique. Les serveurs répertorient tous les fichiers présents sur les PC des personnes qui s’y connectent, même brièvement. Cela signifie qu’ils sont en mesure de localiser tous les fichiers, ou parties de ceux-ci. Dès lors, si quelqu’un souhaite télécharger un fichier bien déterminé, le serveur le renvoie, et le connecte, aux ordinateurs des autres utilisateurs qui mettent ce fichier à disposition. Pour se connecter à Razorback, il faut disposer d’un logiciel tel que « eMule ».
Razorback est responsable d’un tiers des téléchargements sur le réseau « eDonkey », un réseau peer-to-peer créé en septembre 2000 et qui, dès les premiers instants, s’est différencié des autres réseaux peer-to-peer. Ce réseau permet essentiellement de retrouver tous les grands fichiers illégaux tels que l’intégralité de séries télévisées, des films, des jeux, des logiciels et des albums de musique.
Les propriétaires de tels serveurs se rendent complices de la diffusion illégale d’œuvres protégées par les droits d’auteur. Ils incitent en effet à commettre de telles infractions et en fournissent les moyens. Le propriétaire des serveurs ‘Razorback’ bénéficiait également d’un gros avantage financier en vendant des espaces publicitaires et en incitant les utilisateurs à verser des ‘dons’.
Juste après la mise hors ligne des serveurs Razorback, on a estimé à plus de 500.000 le nombre d’utilisateurs qui ont immédiatement cessé de faire usage du réseau eDonkey.
source : www.anti-piracy.be